| ||||||||||||||||||||||
François Pignon, un homme au costume sombre et à l'allure discrète, est comptable dans une usine de caoutchouc, dont le secteur
privilégié est le préservatif. | ||||||||||||||||||||||
"Nous sommes à Montréal au début de l'hiver 2002. Le narrateur n'a pas vingt ans. Il aime Lovecraft, le métal, les comic books et la science-fiction. Étudiant en graphisme, il dessine depuis toujours et veut devenir bédéiste et illustrateur. Mais depuis des mois, il évite ses amis, ment, s'endette, aspiré dans une spirale qui menace d'engouffrer sa vie entière : c'est un joueur. Il joue aux loteries vidéo et tout son argent y passe. Il se retrouve à bout de ressources, isolé, sans appartement. C'est à ce moment qu'il devient plongeur au restaurant La Trattoria, où il se liera d'amitié avec Bébert, un cuisinier expérimenté, ogre infatigable au bagou de rappeur, encore jeune mais déjà usé par l'alcool et le speed. Pendant un mois et demi, ils enchaîneront ensemble les shifts de soir et les doubles, et Bébert tiendra auprès du plongeur le rôle de mentor malgré lui et de flamboyant Virgile de la nuit. On découvre ainsi le train survolté d'un restaurant à l'approche des fêtes et sa galerie mouvante de personnages : propriétaire, chef, sous-chefs, cuisiniers, serveurs, barmaids et busboys. Si certains d'entre eux semblent plus grands que nature, tous sont dépeints au plus près des usages du métier, avec une rare justesse. C'est en leur compagnie que le plongeur tente de juguler son obsession pour les machines de vidéopoker, traversant les cercles d'une saison chaotique rythmée par les rushs, les luttes de pouvoir et les décisions néfastes"--Résumé de l'éditeur.
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Le roi Basile se prépare pour la visite d'un roi inconnu. Inquiet et pour ne pas perdre la face, il fait reconstruire son palais et le fait repeindre en doré, ainsi que ses vêtements. Mais quelle sera sa surprise quand il verra arriver le roi... des animaux !
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Dans une véranda cousue de courants d'air, en retrait d'un village sans électricité, s'organise la vie de Matthias et d'un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l'hiver. Telle a été l'entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d'une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps. Les centimètres de neige s'accumulent et chaque journée laisse présager le pire. Tiendront-ils le coup ? Un huis clos apocalyptique où la violence de l'hiver révèle la souffrance et la solitude d'un monde engourdi par le froid. Par une écriture franche et hypnotique, l'auteur confine son lecteur dans un suspense éblouissant. Prix littéraire du Gouverneur général Prix littéraire France-QuébecPrix RinguetPrix littéraire des collégiens | ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Dans une véranda cousue de courants d'air, en retrait d'un village sans électricité, s'organise la vie de Matthias et d'un homme accidenté qui lui a été confié juste avant l'hiver. Telle a été l'entente : le vieil homme assurera la rémission du plus jeune en échange de bois de chauffage, de vivres et, surtout, d'une place dans le convoi qui partira pour la ville au printemps. Les centimètres de neige s'accumulent et chaque journée apporte son lot de défis. Près du poêle à bois, les deux individus tissent laborieusement leur complicité au gré des conversations et des visites de Joseph, Jonas, Jean, Jude, José et de la belle Maria. Les rumeurs du village pénètrent dans les méandres du décor, l'hiver pèse, la tension est palpable. Tiendront-ils le coup? --Rabat du troisième de couverture
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Performance seul sur scène de Fabrice Luchini
| ||||||||||||||||||||||
le poisson s'ennuie dans son bocal l'oiseau s'ennuie dans sa cage le poisson dit à l'oiseau : viens nager avec moi l'oiseau dit au poisson :
viens voler avec moi Ainsi commence une histoire toute simple et si forte, hommage à la beauté de la différence.
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Un jeune garçon qui se met à douter de l'existence du père Noël monte dans un train mystérieux en partance pour le pôle Nord. A mesure que
le Pôle Express s'enfonce dans des contrées enchantées, l'aventure est au rendez-vous et les jeunes passagers prennent conscience de
l'étendue de leurs dons.
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Pendant des semaines, il ne montait pas, et il oubliait l'horrible chose peinte en se tournant, le coeur léger et rempli de joies insouciantes, vers les plaisirs de la simple existence. Puis soudain, une nuit, il se glissait hors de chez lui pour se rendre dans un endroit sordide près de Blue Gate Fields, ou il pouvait rester des jours et des jours, jusqu'à ce que les gens l'en chassent, emplis d'horreur, exigeant de lui de monstrueux pots-de-vin en compensation de leur silence. A son retour, il s'asseyait face au portrait, parfois le haïssant tout en se haïssant lui-même, ou d'autres fois avec la fierté révoltée qui participe à la fascination pour le péché, souriant secrètement de plaisir devant l'ombre difforme condamnée à porter le fardeau qui aurait dû être sien.
| ||||||||||||||||||||||
Cinq scènes illustrées agrémentées de puces électroniques sur le thème de la propreté. Avec, en fin d'ouvrage, une puce aléatoire
permettant un jeu de cherche et trouve sonore.
| ||||||||||||||||||||||
Un fermier sans qualités. Chez les Dumordu, on est fermier de père en fils. C’est ce qu’Archibald Dumordu a déclaré à son fils Douglas, juste avant de mourir. Malheureusement, il n’a rien eu le temps de lui dire d’autre. Douglas veut bien devenir fermier, mais il ne sait pas traire les vaches, il croit que même les carottes poussent dans les arbres. Les fermiers des alentours se moquent tous de lui mais Douglas sait parler aux animaux et dans son poulailler, il y a un poulet qui s’appelle Ernest, un poulet merveilleux, qui peut transformer sa vie.
| ||||||||||||||||||||||
Le pouvoir rhétorique . La rhétorique est partout. Dans les discours politiques comme dans les spots publicitaires. Dans les réunions professionnelles comme dans les dîners de famille. Dans les entretiens d'embauche comme dans les rendez-vous galants. Que cela nous plaise ou non, convaincre est un pouvoir. À nous d'apprendre à le maîtriser. Et de savoir nous en défendre.. Car la rhétorique n'est ni innée ni inexplicable. Elle repose sur une technique, obéit à des règles, mobilise des procédés, des stratagèmes, des outils. Ce traité nous en révèle tous les secrets. Il nous montre comment produire et décrypter les discours, mener les débats et les discussions, déjouer les manipulations.. L'art de convaincre est un pouvoir trop grand pour ne pas être partagé !. | ||||||||||||||||||||||
Dans les rochers proches du petit port de Fjällbacka, on découvre le cadavre d'une femme. L'affaire se complique quand apparaissent, enfouis
plus profondément au même endroit, les squelettes de deux jeunes filles disparues vingt-quatre ans plus tôt. Revient ainsi en lumière la
famille Hult, dont le patriarche magnétisait les foules en compagnie de ses petits garçons dotés de pouvoirs de guérisseurs. Depuis cette époque et un étrange suicide, la lignée est divisée en deux branches qui se haïssent.
L'inspecteur Patrik Hedström est chargé de l'enquête en cette période estivale où l'incident pourrait faire fuir les touristes et qui, canicule oblige, rend difficiles les dernières semaines de grossesse de sa compagne Erica Falck. Alors que s'assemblent les morceaux du puzzle, on apprend que Jenny, une adolescente en vacances dans un camping, a disparu... Dans ce deuxième volet des aventures d'Erica Falck, Camilla Läckberg excelle à tisser une intrigue jubilatoire, manipulant ses personnages dans une atmosphère provinciale lourde de secrets. | ||||||||||||||||||||||
Parce qu’il a voulu lui imposer ses caprices, Yakari a cabré Petit Tonnerre. C’est la brouille –la première– entre les deux amis. Épris de
liberté, le poney s’enfuit.
Seul dans ses rêves, Yakari modèle de l’argile pour recréer un compagnon de jeux et d’aventures. Ainsi naît un cheval. Il est si petit qu’il faut le mener paître près de la rivière afin qu’il grandisse. Il grandira... | ||||||||||||||||||||||
Roman d'amour. Roman d'aventures.
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Marie-Jeanne, maman poule, et Robert, père effacé, ont trois enfants : Albert, jeune homme brillant mais colérique, Raphaël, doux rêveur mélomane, et Fleur, la petite rebelle. Le portrait de leur famille s'esquisse sur une douzaine d'années, à travers cinq journées particulières. Cinq jours décisifs dans la vie d'une famille de cinq personnes, cinq jours plus importants que d'autres où plus rien ne sera jamais comme avant . | ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Charles Benesteau, avocat au barreau de Paris, a rompu avec le milieu bourgeois auquel il appartient. Il a quitté femme, famille et amis pour aller vivre solitaire et anonyme parmi les "petites gens" d'un quartier populaire de Paris. Là, sa volonté d'être un autre homme, de s'extraire de l'histoire, de s'effacer pour devenir celui qu'il rêve d'être, se heurte à de nouvelles intrigues, à la suspicion et aux malentendus que provoque son dévouement désintéressé. | ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances •mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un
manuscrit qu'il a refusé. Né en Palestine d'un père musulman et d'une mère chrétienne, l'auteur a grandi dans un petit village, sous le
regard bienveillant d'un vieux sage et d'un juif ermite. Éprouvé par la violence des hommes, il tient à présent à ce que son récit soit
connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang. Avec un talent remarquable, Yasmina Khadra déploie un texte
d'une force impressionnante et empreint d'une poésie très évocatrice sur le naufrage de l'humanité d'aujourd'hui.
| ||||||||||||||||||||||
Un essai tout à la fois philosophique et politique, publié en 1532, dans lequel l'auteur expose le principe suivant lequel l'Etat doit
d'abord se fixer une fin, quels que soient les moyens pour l'atteindre.
| ||||||||||||||||||||||
L’incipit du roman nous situe à la Gare du Nord, en 1941, alors que le Prince Antonio, après plusieurs années passées à Paris où il se livre
au trafic de diamants, prend le train pour Lisbonne et fuit l’Occupation. Jean de Dieu reste derrière pour liquider les affaires et
organiser le départ de la compagne du prince, Sarah, une Polonaise d’origine juive, et de leur enfant. Les activités du prince ont attiré
l’attention du major Baumeister, un tortionnaire de la Gestapo qui cherche à s’approprier les diamants et fuir en Amérique du Sud. Dès lors
s’organise une captivante chasse à l’homme dans Paris, un duel entre le nazi et le prince par personne interposée, le traducteur Jean de
Dieu.
| ||||||||||||||||||||||
La princesse Annette est ravie, elle s'apprête à épouser le poète Amandus de Nabelstern. Mais lorsqu'elle trouve un anneau doré dans son potager, elle ne peut s'empêcher de l'essayer. Aussitôt, la voilà mariée à Daucus Carota, le prince des légumes.
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
La pluie tombe sur la base de lancement française de Kourou, en Guyane. Elle a fait partir beaucoup de journalistes venus filmer, pour les télévisions du monde entier, le lancement de la navette européenne Argos L.. Pour Lire en français facile, le Club des jeunes lecteurs vous propose : des histoires variées proches des goûts et des centres d'intérêt des adolescents ; un dossier pédagogique avec des activités stimulantes pour contrôler la lecture du texte, réemployer le vocabulaire et aller plus loin ; un lexique pour la compréhension des mots et des expressions difficiles.
| ||||||||||||||||||||||
Lucia "Lucha" Duran est accusée d'un crime qu'elle n'a pas commis. La jeune femme doit alors trouver un moyen de prouver son innocence afin de ne pas retourner en prison. | ||||||||||||||||||||||
Combien de temps vivent les fantômes ?Un soir d été, quatre amies dans la fin de la vingtaine se retrouvent pour prendre un verre. Il fait doux, l ambiance est joyeuse. Il y a d'abord Anne et Irène, puis Nour arrive à son tour, suivie de Marie-Pierre. Au fil de la soirée et des anecdotes, Irène vient briser sans le vouloir cette atmosphère tendre en parlant du fantôme de leur ami Caleb, décédé l'année passée. C est troublant, mais Irène le voit partout : dans la rue, dans le métro, à l épicerie. Entre malaise et colère, chacune va réagir différemment et apprivoiser ses émotions. Pendant ce temps, le fantôme de Caleb attend sagement qu Irène rentre à la maison pour la saluer en silence. Combien de temps va-t-il rester là sur le canapé ? Est-ce grave qu il lui tienne compagnie, que tous deux conversent si librement ? Irène perd-elle la tête ou vient-elle de trouver un chemin de traverse pour avancer ? Comment gérer son deuil, comment accepter l'absence et retrouver les vivantes ?Mirion Malle explore les émotions et les dynamiques de groupe avec délicatesse à travers ce roman graphique sensible, aux couleurs vives, qui aborde la question du deuil. Un deuil où se mêlent la culpabilité, la distance, un sentiment d imposture et, malgré tout, une douleur forte. Entre la perte, l acceptation, l entraide et la tristesse, quatre amies vont expérimenter la force des liens, qui se font et se défont au gré du temps&
| ||||||||||||||||||||||
"Conçue par des orthophonistes comptant de nombreuses années de pratique en milieu scolaire, cette collection de livrets brochés se veut "outil complet qui favorise l'apprentissage de la lecture en abordant de manière graduée les différents graphèmes et structures syllabiques" (cf. quatrième de couverture). Destinés aux élèves de première et deuxième année du primaire, les brefs récits qui la composent mettent en scène des enfants, dont le quotidien se teinte de fantaisie et d'humour grâce aux interventions de personnages rigolos et amusants entre dinosaures, sorcières, pirates, extraterrestres ou monstres loufoques. Chaque histoire est présentée en deux versions. Dans la première, destinée aux faibles décodeurs, l'alternance de deux couleurs favorise le décodage en marquant les frontières syllabiques des mots de plus d'une syllabe orale, tandis que les lettres muettes sont grisées et que les lettres soulignées indiquent qu'elles se prononcent seules et non avec la lettre précédente. La seconde partie de l'ouvrage présente quant à elle le texte identique, rédigé entièrement en noir à l'intention des élèves ne présentant aucune difficulté d'apprentissage. La dernière page de la plaquette propose finalement des questions de compréhension de lecture (repérage et inférence)."--SDM.
| ||||||||||||||||||||||
On raconte que c'est grâce aux éditions clandestines du samizdat - et donc, sans nom d'auteur - que fut introduite en Union soviétique la traduction du Procès. Les lecteurs pensèrent, dit-on, qu'il s'agissait de l'œuvre de quelque dissident, car ils découvraient, dès le premier chapitre, une scène familière : l'arrestation au petit matin, sans que l'inculpé se sût coupable d'aucun crime, les policiers sanglés dans leur uniforme, l'acceptation immédiate d'un destin apparemment absurde, etc. Kafka ne pouvait espérer une plus belle consécration posthume. Et pourtant, les lecteurs russes se trompaient. Le projet de Kafka n'était pas de dénoncer un pouvoir tyrannique ni de condamner une justice mal faite. Le procès intenté à Joseph K., qui ne connaîtra pas ses juges, ne relève d'aucun code et ne pouvait s'achever ni sur un acquittement ni sur une damnation, puisque Joseph K. n'était coupable que d'exister. Crime capital et à la fin du livre, deux " messieurs " l'emmèneront dans une carrière abandonnée et le tueront " comme un chien ".
| ||||||||||||||||||||||
En avril 1976, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d’extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion
criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes. Il clame son innocence
dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l’icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa
défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du
procès incertaine.
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Le professeur qui accompagnait à Venise les trois enfants vainqueurs du concours d'histoire a disparu. Ces derniers partent à sa recherche.
| ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
Les grands moments de la journée de Sophie et sa maman à travers l'histoire édifiante d'une petite fille qui refuse d'aller se coucher. L'occasion, pour le jeune lecteur, aidé par ses parents, de se familiariser avec la langue anglaise.
| ||||||||||||||||||||||
" La crise. On ne parlait que de ça, mais sans savoir réellement qu'en dire, ni comment en prendre la mesure. Tout donnait l'impression d'un monde en train de s'écrouler. Et pourtant, autour de nous, les choses semblaient toujours à leur place. J'ai décidé de partir dans une ville française où je n'ai aucune attache, pour chercher anonymement du travail. J'ai loué une chambre meublée. Je ne suis revenue chez moi que deux fois, en coup de vent : j'avais trop à faire là-bas. J'ai conservé mon identité, mon nom, mes papiers, et je me suis inscrite au chômage avec un baccalauréat pour seul bagage. Je suis devenue blonde. Je n'ai plus quitté mes lunettes. Je n'ai touché aucune allocation. Il était convenu que je m'arrêterais le jour où ma recherche aboutirait, c'est-à-dire celui où je décrocherais un CDI. Ce livre raconte ma quête, qui a duré presque six mois, de février à juillet 2009. J'ai gardé ma chambre meublée. J'y suis retournée cet hiver écrire ce livre. ", Florence Aubenas.
| ||||||||||||||||||||||
Par une nuit ténébreuse, un déserteur du nom de Jean arrive au Havre dans l’espoir de quitter la France. En attendant un bateau, il trouve refuge au bout des quais, dans une baraque autour de laquelle gravitent plusieurs marginaux. Il y fait la rencontre de Nelly, une belle et mystérieuse jeune femme dont le regard le bouleverse. Cette dernière vit dans la terreur de son tuteur, le misérable Zabel, lui-même racketté par une bande de voyous. Par amour, Jean se mêle aux affaires de Nelly et met les pieds dans un engrenage périlleux… | ||||||||||||||||||||||
| ||||||||||||||||||||||
L'idée de Sam était folle. Georges l'a suivie. Réfugié grec, metteur en scène, juif en secret, Sam rêvait de monter l'Antigone d'Anouilh sur un champ de bataille au Liban. 1976. Dans ce pays, des hommes en massacraient d'autres. Georges a décidé que le pays du cèdre serait son théâtre. Il a fait le voyage. Contacté les milices, les combattants, tous ceux qui s'affrontaient. Son idée ? Jouer Anouilh sur la ligne de front. Créon serait chrétien. Antigone serait palestinienne. Hémon serait Druze. Les Chiites seraient là aussi, et les Chaldéens, et les Arméniens. Il ne demandait à tous qu'une heure de répit, une seule. Ce ne serait pas la paix, juste un instant de grâce. Un accroc dans la guerre. Un éclat de poésie et de fusils baissés. Tous ont accepté. C'était impensable.Et puis Sam est tombé malade. Sur son lit d'agonie, il a fait jurer à Georges de prendre sa suite, d'aller à Beyrouth, de rassembler les acteurs un à un, de les arracher au front et de jouer cette unique représentation. Georges a juré à Sam, son ami, son frère.Il avait fait du théâtre de rue, il allait faire du théâtre de ruines. C'était bouleversant, exaltant, immense, mortel, la guerre. La guerre lui a sauté à la gorge. L'idée de Sam était folle. Et Georges l'a suivie.
| ||||||||||||||||||||||