Les insomniaques
roman
ariol
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t.3 Mon bien-aimé est à moi
t.2 Les vivants aussi
" Figé dans un linceul de glace, à l'extrême pointe de la Norvège, le Nordland est un pays de fin du monde. [...] Là-bas, se déchaîne une furie, une femme, Dina, que la mort suit comme son ombre. Enfant, Dina est frappée par le destin, par la main de Dieu ou par celle du diable. Ou par les trois. Elle tue sa mère. Maudite par son entourage, abandonnée à elle-même, elle grandit, sauvage et, surtout, libre. Dès lors, Dina, arrogante, farouche, ira, seule, sur un long chemin de hargne. [...] Le Livre de Dina est un long requiem, un chant de douleur et de violence, de folle passion et d'insondable solitude. Ici, l'amour est une danse effrénée et voluptueuse, une torture, une mise à mort. Herbjorg Wassmo dirige son tumultueux personnage d'une plume rapide, sensuelle, vertigineuse. Elle dompte les mots, les images, les sens, tout comme sa Dina asservit son étalon ou ses amants, assouvit sa rage de vivre. Sans palabres. " Martine Laval, Télérama.
t.1 Les limons vides
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Zadig éprouva que le premier mois du mariage, comme il est écrit dan le livre du Zend, est la lune de miel, et que le second est la lune de l'absinthe. Il fut quelque temps après obligé de répudier Azora qui était devenue trop difficile à vivre, et il chercha son bonheur dans l'étude de la nature. " Rien n'est plus heureux, disait-il, qu'un philosophe qui lit dans ce grand livre que Dieu a mis sous nos yeux. Les vérités qu'il découvre sont à lui ; il nourrit et il élève son âme ; il vit tranquille ; il ne craint rien des hommes, et sa tendre épouse ne vient point lui couper le nez. "
et autres histoires
La guerre des mondes s'est hissé depuis longtemps au rang de ces œuvres exceptionnellement rares, écrites par des hommes dont on n'a même plus besoin de rappeler le nom - L'Iliade, L'Odyssée, les Évangiles -, qui ont transcendé leur origine littéraire pour devenir des mythes fondateurs, des histoires archétypales de notre inconscient collectif, tout aussi publiques que n'importe quel fait historique, et légitimement adaptées dans d'innombrables versions au gré des peurs et de l'esprit du temps. Norman Spinrad
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Mariage heureux et carrière prometteuse, le diplomate anglais Gilbert Denny avait apparemment tout pour être satisfait lorsqu'il mit subitement fin à ses jours. Sa veuve, Rosalind, de retour à Londres après dix-huit mois d'exil, reste persuadée qu'il a été assassiné. Aidée du secrétaire particulier de Gilbert, le jeune Jeremy Ware, et de l'étrange Mr. Smith, un riche érudit proche du pouvoir, elle est déterminée à découvrir la vérité. Dans l'atmosphère trouble des années trente, tandis que pacifistes et va-t-en-guerre s'affrontent en coulisses, Jeremy et Rosalind sont entraînés dans une machination politique qui les dépasse, un jeu de dupes mortel où tous les coups sont permis.
" Je vis des arbres croître et changer comme des bouffées de vapeur ; tantôt roux, tantôt verts ; ils croissaient, s'étendaient, se brisaient et disparaissaient. Je vis d'immenses édifices s'élever, vagues et splendides, et passer comme des rêves. Toute la surface de la terre semblait changée - ondoyant et s'évanouissant sous mes yeux. Les petites aiguilles, sur les cadrans qui enregistraient ma vitesse, couraient de plus en plus vite. Bientôt je remarquai que le cercle lumineux du soleil montait et descendait, d'un solstice à l'autre, en moins d'une minute, et que par conséquent j'allais à une vitesse de plus d'une année par minute ; et de minute en minute la neige blanche apparaissait sur le monde et s'évanouissait pour être suivie par la verdure brillante et courte du printemps. "
Ce roman, publié pour la première fois en 1925, raconte la journée d'une femme élégante de Londres, en mêlant impressions et souvenirs.
Pendant des semaines, il ne montait pas, et il oubliait l'horrible chose peinte en se tournant, le coeur léger et rempli de joies insouciantes, vers les plaisirs de la simple existence. Puis soudain, une nuit, il se glissait hors de chez lui pour se rendre dans un endroit sordide près de Blue Gate Fields, ou il pouvait rester des jours et des jours, jusqu'à ce que les gens l'en chassent, emplis d'horreur, exigeant de lui de monstrueux pots-de-vin en compensation de leur silence. A son retour, il s'asseyait face au portrait, parfois le haïssant tout en se haïssant lui-même, ou d'autres fois avec la fierté révoltée qui participe à la fascination pour le péché, souriant secrètement de plaisir devant l'ombre difforme condamnée à porter le fardeau qui aurait dû être sien.
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suivi de Carnets de notes de Mémoires d'Hadrien
[nouvelles]
Interne au pensionnat, Oscar aime faire le mur, errer dans les rues désertes, les pinèdes, les villas d'un quartier laissé à l'abandon. Il suffira d'un chat et d'une montre en or pour qu'il bascule au pays des merveilles. Un royaume hanté par des amours mortes, un savant fou et les fantômes de Gaudi. Une Barcelone de rêve et de cauchemar, de théâtre et de cimetière, souterraine et baroque, d'où seul s'évadera le souvenir de son guide : l'inoubliable Marina...
Roman de moeurs ouvrières, réquisitoire contre le capital, plaidoirie pour les travailleurs exploités. Dans sa préface, p. 7-45, A. Wurmser a bien noté que les diverses doctrines ouvrières - réformisme, socialisme révolutionnaire, anarchie - ont chacune son porte-parole. Dossier de 33 pages. [SDM].
La France de Napoléon III vue par Zola : " A cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement fort la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe. "
roman autobiographique
Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fasciné par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l'auteur d'Amok et du Joueur d'échecs restituait le trouble d'une passion et le malaise qu'elle engendre chez celui qui en est l'objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l'un des chefs-d'œuvre du grand écrivain autrichien.