roman
Je m'appelle Brodeck et je n'y suis 1 pour rien. Je tiens à le dire. Il faut que tout le monde le sache. Moi je n'ai rien fait, et lorsque j'ai su ce qui venait de se passer, j'aurais aimé ne jamais en parler, ligoter ma mémoire, la tenir bien serrée dans ses liens de façon à ce qu'elle demeure tranquille comme une fouine dans une nasse de fer. Mais les autres m'ont forcé : " Toi, tu sais écrire, m'ont-ils dit, tu as fait des études. " J'ai répondu que c'étaient de toutes petites études, des études même pas terminées d'ailleurs, et qui ne m'ont pas laissé un grand souvenir. Ils n'ont rien voulu savoir : " Tu sais écrire, tu sais les mots, et comment on les utilise, et comment aussi ils peuvent dire les choses (...). "
Ayant acquis une honnête réputation de peintre parisien, un quinquagénaire fait retour aux sources et revient dans le centre de la France profonde prendre possession de la maison de sa jeunesse. Autour de la bâtisse s'étend un assez grand terrain qu'il n'aura ni le goût, ni le talent d'entretenir.Aussi fait-il appel à candidature, par voie d'annonce locale. Le premier candidat (qui sera le bon) est un ancien complice de la communale, perdu de vue et ainsi miraculeusement retrouvé. Il sera le jardinier.Le côtoyant au long des jours, le peintre découvre par touches impressionnistes un homme qui d'abord l'intrigue puis l'émerveille par la franchise et la simplicité de son regard sur le monde.
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" Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé. - C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil. - La paix mon os ! lui lança son collègue, qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. "
L'étrange malédiction qui s'est abattue sur la garnison anglaise de Panikhat, au nord de Calcutta, fera-t-elle bientôt, en ce mois de mars 1922, une sixième victime ? Incendies, noyades, chutes fatales, morsures de serpent se succèdent avec une troublante régularité qui ne peut plus rien avoir d'accidentel. Pour aguerris qu'ils soient, les lanciers du Bengal Greys - et leurs épouses - sont désormais gagnés par un irrésistible sentiment d'angoisse, d'autant plus que les tribus indigènes qui les entourent n'ont jamais été vraiment soumises et que la Grande Guerre a ébranlé l'Empire britannique dans ses profondeurs. Aussi Joe Sandilands, dépêché par Scotland Yard pour seconder la police locale, devra-t-il mobiliser tout son savoir et toute son énergie pour débusquer le serial killer qui rôde autour de Panikhat et y prélève périodiquement son tribut, comme une divinité de l'Enfer.
Marc Seidman, chirurgien plastique, a été blessé par balle chez lui, sa femme, assassinée et sa fille de six mois, enlevée. Les kidnappeurs réclament une rançon au richissime beau-père que Marc s'empresse de réunir. Mais la confrontation échoue et les ravisseurs s'enfuient avec les deux millions de dollars. Dix-huit mois plus tard, Marc décide de mener l'enquête sans prévenir la police.
Imaginez... Votre femme a été tuée par un serial killer. Huit ans plus tard, vous recevez un e-mail anonyme. Vous cliquez : une image... C'est son visage, au milieu d'une foule, filmé en temps réel. Impossible, pensez-vous ? Et si vous lisiez Ne le dis à personne... ?
" Ken est vivant. " " Je t'aimerai toujours. " A quelques jours d'intervalle, la vie de Will Klein va basculer quand il apprend que son frère Ken, le héros de son enfance qu'il croyait disparu à jamais, est en cavale depuis onze ans et que sa petite amie le quitte, sans explication. Ken et Sheila, les seules personnes que Will ait jamais aimées, tous deux recherchés par les autorités et accusés de meurtre... Seul contre le FBI et la mafia, Will devra se battre pour prouver leur innocence. Mais les deux êtres qui lui sont le plus cher sont peut-être aussi ceux qu'il connaît le moins... Une enquête palpitante truffée de coups de théâtre qui s'enchaînent à une vitesse incroyable, un rythme étourdissant, des personnages inoubliables... Après le formidable succès de Ne le dis à personne, Harlan Coben s'impose ici comme le nouveau maître du suspense.
De Paris à New York en passant par Londres et la Nouvelle-Angleterre, entre services secrets, réseaux terroristes et scientifiques corrompus, une machination infernale orchestrée par un Harlan Coben au sommet de son art. Ancien sportif reconverti dans les relations publiques, Myron tombe des nues quand il reçoit l'appel de Terese, dont il est sans nouvelles depuis sept ans. " Rejoins-moi. Fais vite... ". À peine arrivé à Paris, le cauchemar commence... Qui en veut à la vie de Terese ? Quels secrets lui a-t-elle cachés ? Pourquoi le Mossad, Interpol et la CIA les traquent-ils sans relâche ? Enlèvements, meurtres, menace islamiste, manipulations génétiques, complots internationaux... Un suspense au coeur d'une actualité brûlante, par le maître de vos nuits blanches.
De bien curieux événements se déroulent à Ashdown, inquiétante demeure perchée sur une falaise des côtes anglaises. Naguère, c'était une résidence universitaire, où se sont croisés Sarah la narcoleptique, Gregory le manipulateur, Veronica la passionnée, Robert l'amoureux transi, Terry le cinéphile fou. Leurs destins ont divergé, mais les spectres du passé continuent de hanter Ashdown, devenue une clinique où le sinistre docteur Dudden se livre à de monstrueuses expériences sur les troubles du sommeil. Par quelles mystérieuses coïncidences tous les personnages vont-ils s'y retrouver ? Et quelles transformations vont-ils subir ? Une fresque foisonnante et rigoureuse où l'illusion amoureuse va jusqu'à l'extrême limite de sa réalisation, et où la vérité sort toujours des rêves.
"Michael Owen, un jeune homme dépressif et agoraphobe, a été chargé par la vieille Tabitha Winshaw d'écrire la chronique de cette illustre famille. Cette dynastie se taille en effet la part du lion dans tous les domaines de la vie publique de l'Angleterre des années quatre-vingt, profitant sans vergogne de ses attributions et de ses relations... Et si la tante Tabitha disait vrai ? Si les tragédies familiales jamais élucidées étaient en fait des crimes maquillés ? Par une nuit d'orage, alors que tous sont réunis au vieux manoir de Winshaw Towers, la vérité éclatera... Un véritable tour de force littéraire, à la fois roman policier et cinglante satire politique de l'establishment." [Source : 4e de couv., tirage 2008]
roman
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Son mouvement libéra le mari inquiet, qui, rendu à une jalousie active et normale, recommença de penser et se leva sans précipitation pour suivre sa femme. Elle est ici pour quelqu'un, avec quelqu'un. Dans moins d'une heure, je saurai tout. Cent cagoules, violettes ou vertes, lui garantissaient qu'il ne serait ni remarqué, ni reconnu.
" Solennels parmi les couples sans amour, ils dansaient, d'eux seuls préoccupés, goûtaient l'un à l'autre, soigneux, profonds, perdus. Béate d'être tenue et guidée, elle ignorait le monde, écoutait le bonheur dans ses veines, parfois s'admirant dans les hautes glaces des murs, élégante, émouvante exceptionnelle femme aimée parfois reculant la tête pour mieux le voir qui lui murmurait des merveilles point toujours comprises, car elle le regardait trop, mais toujours de toute son âme approuvées, qui lui murmurait qu'ils étaient amoureux, et elle avait alors un impalpable rire tremblé, voilà, oui, c'était cela, amoureux, et il lui murmurait qu'il se mourait de baiser et bénir les longs cils recourbés, mais non pas ici, plus tard, lorsqu'ils seraient seuls, et alors elle murmurait qu'ils avaient toute la vie, et soudain elle avait peur de lui avoir déplu, trop sûre d'elle, mais non, ô bonheur, il lui souriait et contre lui la gardait et murmurait que tous les soirs, oui, tous les soirs ils se verraient ". Ariane devant son seigneur, son maître, son aimé Solal, tous deux entourés d'une foule de comparses : ce roman n'est rien de moins que le chef-d'œuvre de la littérature amoureuse de notre époque.
faits
Je sais bien que les objets familiers sont synonymes d'aveuglement : nous ne les regardons plus et ils ne disent que la force de l'habitude. Mais le coquetier, dans le placard à vaisselle, et ne serait-ce que de façon très épisodique, a eu bien des occasions de susciter quelques bouffées de tendresse à l'égard de Marie. Je me dis qu'on ne conserve pas un objet aussi modeste, et aussi défraîchi, pendant soixante-dix ans sans de sérieuses raisons. La crainte de le voir disparaître confirme cet attachement. Le petit coquetier, aujourd'hui, n'est donc pas seulement la concrétion d'un souvenir. Est-il abusif d'y voir la qualité même de ce souvenir, sa texture, quelque chose d'aussi incertain que le reflet d'une aura ?
Pierrette Dumortier, femme de caractère mais velléitaire et sans défense contre l'ennui, décide un beau jour de tout quitter, amant, relations, fortune et Neuchatel pour retourner à Paris. Elle s'installe dans le studio de son fils, plus surpris que ravi, quelque part en banlieue. Comment cette femme indépendante va-t-elle s'y prendre pour trouver une nouvelle vie, entre une passion subite pour un prêtre médiatique et une liaison avec un antiquaire qui la mènera en prison? Pierrette Dumortier, femme de caractère mais velléitaire et sans défense contre l'ennui, décide un beau jour de tout quitter, amant, relations, fortune et Neuchatel pour retourner à Paris. Elle s'installe dans le studio de son fils, plus surpris que ravi, quelque part en banlieue. Comment cette femme indépendante va-t-elle s'y prendre pour trouver une nouvelle vie, entre une passion subite pour un prêtre médiatique et une liaison avec un antiquaire qui la mènera en prison?
récits
et cent autres propos
Surpris par un paparazzi avec Eléna, sa maîtresse, un top model célèbre, le milliardaire Pierre Levasseur, tente d'éviter un divorce sanglant en inventant un mensonge invraisemblable.Il profite de la présence sur la photo, d'un passant, François Pignon, pour affirmer à sa femme qu'Eléna n'est pas avec lui, mais avec Pignon. Pignon est voiturier. C'est un petit homme modeste. Levasseur, pour accréditer son mensonge, est obligé d'envoyer la trop belle Eléna vivre avec Pignon. Eléna chez Pignon, c'est un oiseau de paradis dans une H.L.M.
roman
conte
roman
Victoire ne savait nommer ses plats et ne semblait pas s'en soucier. Elle était enfermée le plus clair de ses jours dans le temple de sa cuisine, petite case qui s'élevait à l'arrière de la maison, un peu en retrait de la case à eau. Sans parler, tête baissée, absorbée devant son potajé tel l'écrivain devant son ordinateur. Elle ne laissait à personne le soin de hacher un cive ou de presser un citron comme si, en cuisine, aucune tâche n'était humble si on vise à la perfection du plat. Elle goûtait fréquemment, mais, une fois la composition terminée, ne touchait pas. Cuisinière au savoir-faire inoubliable, Victoire Élodie Quidal travaille au service d'Anne-Marie et Boniface Walberg, à La Pointe. Sa virtuosité et son excellence sont recherchées par la bonne société guadeloupéenne qui la réclame dans ses cuisines... Victoire, qui n'a pas été épargnée par le destin, connaîtra-t-elle enfin son heure de gloire ? C'est avec une affection toute particulière que Maryse Condé brosse le portrait attachant de cette femme qui fut aussi sa grand-mère.
Dans la nuit du Samedi-Gloria, le cadavre d'un homme d'une trentaine d'années a été retrouvé près des latrines publiques. Qui a tué Romule Beausoleil, conducteur de camion, d'un coup de pic à glace ? Quels étaient les ennemis de ce fils de " nègre-Congo ", un fier-à-bras appelé à devenir champion de damier ? Les suspects ne manquent pas pour l'inspecteur Dorval et son adjoint Hilarion qui vont mener l'enquête tambour battant. Et la recherche du meurtrier sera matière à une succession de portraits du petit peuple de Fort-de-France. Rendre compte du génie populaire créole, fabriquer une littérature qui " ne déroge en rien aux exigences modernes de l'écrit tout en s'enracinant dans les configurations de l'oralité ", tel est l'objectif que s'est fixé Raphaël Confiant à travers son œuvre. Et ici, en nous contant Le meurtre du Samedi-Gloria, il reste, ô combien, fidèle à ce beau projet littéraire.
À l'heure des grandes famines en Inde, Adhiyamân Dorassamy s'embarque pour une redoutable traversée, celle des deux océans, pour ne pas finir comme ses parents dans la panse des chacals. Fuir la misère et échouer aux Antilles, les " Indes occidentales ", pour remplacer les esclaves désormais affranchis dans les plantations de canne à sucre, fut le lot de milliers de " Coulis ". Aveuglément soumis aux planteurs, ostracisés par les Nègres et les Mulâtres, diabolisés par le catholicisme omnipotent qui fait la guerre aux dieux païens, ces Indiens inventent un art de la survie et s'insèrent dans le monde créole auquel ils apportent leur douceur et leurs multiples divinités. À travers deux générations de Dorassamy, Raphaël Confiant éclaire une face méconnue de l'identité antillaise en révélant la part indienne de la créolité : un univers baroque servi par une langue métisse nourrie de la poésie du créole et des sonorités mystérieuses du tamoul.
C'est l'histoire d'un Parisien qui est malade et qui se demande s'il va mourir. Son état lui donne un regard neuf et différent sur
tous les gens qu'il croise. Le fait d'envisager la mort met soudainement en valeur la vie, la vie des autres et celle de la ville toute
entière.
Des maraîchers, une boulangère, une assistante sociale, un danseur, un architecte, un SDF, un prof de fac, une mannequin, un clandestin
camerounais... Tous ces gens, que tout oppose, se retrouvent réunis dans cette ville et dans ce film.
Vous pouvez penser qu'ils ne sont pas exceptionnels mais, pour chacun d'entre eux, leur vie est unique. Vous pouvez croire que leurs
problèmes sont insignifiants, mais, pour eux, ce sont les plus importants du monde.
"Kurz, c'est l'aventurier qui se voue au Mal, dans les profondeurs du Congo, et qui domine tout un peuple d'esclaves par la seule magie de sa voix. L'art de Conrad est tout en symboles, d'une richesse magnifique. (...)."
a romantic tale