L'Amour fou
Roman de science-fiction - incendie - lecture - livre.
Au XVIIe siècle, dans la vallée de l'Hudson, les immigrants hollandais disputent la terre aux Indiens Kitchawanks et, au sein de la " communauté blanche ", les plus riches exploitent sans pitié les moins fortunés. Ici les puissants Van Wart et les Van Brunt, petits fermiers besogneux et malchanceux. Nous les retrouvons tous, trois siècles plus tard, entre maccarthysme et fin de la guerre du Vietnam, lorsque les mythes fondateurs de l'Amérique ne parviennent plus à masquer la réalité inchangée de l'exploitation, de la guerre, de la révolte... Un lieu, deux époques : tel est le cadre de ce roman d'une extraordinaire puissance, qui a soulevé l'enthousiasme de la critique américaine. Aventures picaresques, truculence, colère et espoir, multiples destinées s'entretissent tout au long de ce roman-fleuve, où l'on retrouve le souffle d'un Washington Irving ou d'un Herman Melville.
Dans Indésirables, un homme sans scrupule tente de convaincre une adolescente de tuer sa femme à sa place. Mais la jeune fille manipule à son tour un enfant rejeté, afin qu'il passe à l'acte et prenne tout le blâme.
Les Hauts de Hurle-Vent sont des terres balayées par les vents du nord. Une famille y vivait, heureuse, quand un jeune bohémien attira le malheur. Mr. Earnshaw avait adopté et aimé Heathcliff. Mais ses enfants l'ont méprisé. Cachant son amour pour Catherine, la fille de son bienfaiteur, Heathcliff prépare une vengeance diabolique. Il s'approprie la fortune de la famille et réduit les héritiers en esclavage. La malédiction pèsera sur toute la descendance jusqu'au jour où la fille de Catherine aimera à son tour un être misérable et fruste. Ce roman anglais, le plus célèbre du XIXe siècle à nos jours, a été écrit par une jeune fille qui vivait avec ses soeurs au milieu des landes de bruyère. Elle ne connut jamais cette passion violente ni cette haine destructrice. Elle imagina tout, même le fantôme de la femme aimée revenant tourmenter l'orgueilleux qui l'a tuée.
Anna est idéaliste. Molly, sa soeur, est réaliste. L'une traque la vérité dans les mots, l'autre la réalité dans l'action. Mais toutes deux militent pour la victoire de la Révolution. Avec leurs compagnons, Marek et Boris, elles se prennent pour les trois mousquetaires de la liberté. Vingt ans après : Anna est devenue écrivain, elle a connu le succès, puis le dénuement et l'oubli. Molly est médecin et affronte la misère du monde. Marek est mort en prison au Mexique, après l'échec de la lutte armée. Boris, lui, continue à se battre - en vain ? C'est alors qu'Anna décide de relire ses carnets. Une mère excentrique, des amants inconstants, le rêve d'une communauté utopique et l'éclat trompeur du milieu littéraire, une balade dans l'Italie "rouge" sont quelques-uns des thèmes et des personnages de ce roman incroyablement vivant, dont l'humour ne parvient pas toujours à dissiper la mélancolie. Complice mais féroce, Geneviève Brisac se penche sur leur destin, leurs engagements et leurs désillusions. Car c'est, bien sûr, d'une éducation sentimentale qu'il s'agit ici. Celle d'une génération qui, à défaut de se perdre, n'a jamais cédé sur son désir.
Prix Médicis étranger, Une saison blanche et sèche est le quatrième roman d'André Brink. Interdit dès sa publication en Afrique du Sud, il est traduit dans une dizaine de pays. Ecrit dans la même langue somptueuse, riche de couleurs et d'images qu'Au plus noir de la nuit, c'est l'œuvre la plus significative, la plus engagée, la plus achevée d'un très grand romancier.
Quand un satellite de la NASA détecte une météorite d'une exceptionnelle rareté enfouie sous les glaces du cercle polaire, cela tombe à pic pour l'agence spatiale, impatiente de faire oublier une série d'opérations ratées. À la veille de l'élection présidentielle, alors que son avenir politique est en jeu, le président des États-Unis envoie dans l'Arctique Rachel Sexton, analyste des services secrets, vérifier l'authenticité de cette découverte. Elle y rejoint une équipe d'experts, dont le charismatique océanologue Michael Tolland. Ce que Rachel va découvrir est presque inconcevable : une mystification audacieuse qui risque de déclencher un scandale mondial.
Dans un fort reculé, une sentinelle reçoit la visite d'une mystérieuse ombre qui vient chercher un général célèbre, désormais vieux et malade. Le démon, lassé de voir les hommes lutter contre lui, entreprend de faire la grève du Mal. Un écrivain se réveille un matin avec une idée de roman fabuleuse qu'un de ses rivaux lui a donnée en rêve. Ainsi débutent quelques-unes des quarante-neuf Nouvelles inquiètes, réunies ici. Chacune d'elles ouvre les portes d'un monde étrange dans lequel rien n'est ce qu'il paraît, où passé et présent se confondent. Sous le signe de l'intranquillité, ce recueil d'histoires troublantes met en scène les grands thèmes chers à l'enchanteur transalpin.
Lorsque le vieux Stefano rencontre enfin le K, le squale qui doit le dévorer, il découvre que le monstre l'a poursuivi sur toutes les mers du monde, non pour l'avaler mais pour lui remettre la perle merveilleuse « qui donne à celui qui la possède fortune, puissance, amour et paix de l'âme ». Devenu, avec Le désert des Tartares, un classique du XXe siècle, ce récit ouvre un recueil de 50 contes fantastiques où l'on retrouve tous les thèmes poignants et familiers de Dino Buzzati : la fuite des jours, la fatalité de notre condition de mortels, l'angoisse du néant, l'échec de toute vie, le mystère de la souffrance et du mal. Autant d'histoires merveilleuses, tristes ou inquiétantes pour traduire la réalité vécue de ce qui est par nature incommunicable.
La notion d’absurde et le rapport entre l’absurde et le suicide forment le sujet de cet essai. Une fois reconnu le divorce entre son désir raisonnable de compréhension et de bonheur et le silence du monde, l’homme peut-il juger que la vie vaut la peine d’être vécue ? Telle est la question fondamentale de la philosophie. Mais si l’absurde m’apparaît évident, je dois le maintenir par un effort lucide et accepter en le vivant de vivre. Ma révolte, ma liberté, ma passion seront ses conséquences. Assuré de mourir tout entier, mais refusant la mort, délivré de l’espoir surnaturel qui le liait, l’homme va pouvoir connaître la passion de vivre dans un monde rendu à son indifférence et à sa beauté périssable. Les images de Don Juan, du comédien, de l’aventurier illustrent la liberté et la sagesse lucide de l’homme absurde. Mais la création – une fois admis qu’elle peut ne pas être – est pour lui la meilleure chance de maintenir sa conscience éveillée aux images éclatantes et sans raison du monde. Le travail de Sisyphe qui méprise les dieux, aime la vie et hait la mort, figure la condition humaine. Mais la lutte vers les sommets porte sa récompense en elle-même. Il faut imaginer Sisyphe heureux.
Au cours d'une bataille contre les Turcs, Médard de Terralba, chevalier génois, est coupé en deux par un boulet de canon. Ses deux moitiés continuent de vivre séparément, l'une faisant le bien, l'autre mutilant tout sur son passage. Ce conte est pétri d'humour et de cynisme. Le monde imaginaire de Calvino où des doigts coupés indiquent la route à suivre, où les lépreux vivent heureux a pourtant toutes les couleurs du réel. Et le Vicomte pourfendu prouve avec brio que la vertu comme la perversité absolues sont également inhumaines.
Monté à douze ans dans les arbres, Côme, baron du Rondeau, décide de ne plus jamais en descendre. Nous sommes en 1770. Des années plus tard, toujours perché, il séduira une marquise fantasque et recevra Napoléon en grande pompe. Autoportrait, conte philosophique, Le Baron perché est une éblouissante invention littéraire, où Côme circule au milieu des yeuses comme Calvino dans les lignes.
A Venise, pendant le carnaval, un Mexicain déguisé en Moctezuma rencontre Vivaldi. Puis Scarlatti et Händel se joignent à eux pour visiter un couvent de nonnes musiciennes et pour aller prendre un petit déjeuner sur la tombe d'Igor Stravinski. Car les chronologies s'enchevêtrent dans ce merveilleux concert baroque où la musique, forme sublimée du temps, mène le récit. Si Vivaldi avait pris la plume, il n'aurait pas écrit autrement ce Concert baroque.
Qu'il accompagne à New York sa femme de ménage dans une tournée chez ses divers clients, qu'il évoque le Sud profond de son enfance ou enquête sur une série de meurtres mystérieux, qu'il rapporte un irrésistible dialogue avec Marilyn Monroe et opte pour le registre comique ou pathétique, Truman Capote fait toujours preuve d'une parfaite maîtrise du récit, d'un art d'écrire incomparable. Musique pour caméléons réunit une gamme étonnamment variée de textes, depuis les plus courts - le récit de M. Jones est d'une fulgurante brièveté - jusqu'aux plus longs - tel le terrible Cercueils sur mesure, véritable roman ramassé sur quatre-vingts pages, aboutissement d'une technique littéraire longuement mûrie, encore affinée depuis les célèbres Petit déjeuner chez Tiffany et De sang-froid.
nouvelle
Vigàta, Sicile. .. Alors qu'ils se rendent à l'enterrement d'un collègue, le commissaire Montalbano et fun de ses hommes emboutissent une Twingo garée près d'un chemin menant à une villa. Sous un essuie-glace de la voiture, Montalbano laisse le numéro de téléphone du commissariat. Le soir, constatant que le papier est toujours là, il décide d'aller voir si la villa est habitée. Montalbano y découvre un cadavre troublant de beauté. Celui d'une jeune femme qui avait beaucoup d'amis, trop de bijoux, et possédait à son insu un violon estimé à plusieurs milliards de lires. La victime était nue et venait de faire l'amour. L'humour et la rage ne seront peut-être pas suffisants pour découvrir un meurtrier aussi retors. Mais le commissaire a d'autres ressources : l'intelligence, le courage, et des méthodes vraiment personnelles.
- Que ferez-vous, Monsieur Abetz, quand l'armée Leclerc sera ici? A Sigmaringen? Ici même? ... au Château? Ma question les trouble pas... ni Hoffman ni lui, ils y avaient pensé... - Mais nous avons en Forêt Noire des hommes absolument dévoués, monsieur Céline!... notre maquis brun!... - Tout de même! tout de même, monsieur Abetz!... la petite différence!... vous faites semblant de ne pas savoir!... vous là, Abetz, même archivaincu, soumis, occupé de cent côtés, par cent vainqueurs, vous serez quand même, Dieu, Diable, les Apôtres, le consciencieux loyal Allemand, honneur et patrie! le tout à fait légal vaincu! tandis que moi énergumène, je serai toujours le damné sale relaps, à pendre!...