Trois carrés rouges sur fond noir
Une famille d'Américains s'installe à Cholong-sur-Avre, en Normandie. Fred, le père, se prétend écrivain. Maggie, la mère, est bénévole dans une association caritative. Belle, la fille, fait honneur à son prénom. Warren enfin a su se rendre indispensable pour tout et auprès de tous. Une famille apparemment comme les autres, en somme. Une chose est sûre, s'ils emménagent dans votre quartier, fuyez sans vous retourner ...
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" Que ceci soit clair : je m'appelle bien Saïda Bénérafa. Jusqu'à quarante et quelques années, je n'avais jamais quitté New-Bell Douala n° 5. Je n'étais pas encore la jeune fille de cinquante ans qui passionne Belleville. Pourtant, même à cette époque, je faisais déjà la Une du téléphone arabe ". Entre Couscousville, à la périphérie de Douala, et les hauteurs bigarrées de Belleville, la route est longue, pavée d'embûches, de petites joies et de grandes tragédies. Saïda va mettre longtemps à la parcourir, avec pour seule richesse son inaltérable confiance en la race humaine et son honneur qu'elle ne veut pas perdre. Cet " honneur " c'est aussi celui de toutes les femmes, qu'elles soient blanches ou noires, servantes ou maîtresses, catholiques ou musulmanes. Jamais l'auteur d'Assèze l'Africaine n'avait décrit avec autant de verve sa belle et crasseuse Afrique, éclatante de vie, de couleurs et de gaieté malgré sa misère. Jamais elle n'avait dit avec autant de force son attachement à une France envoûtante, fragile et parfois impitoyable. Les Honneurs perdus, une déchirante tragi-comédie de notre époque qui confirme Calixthe Beyala comme un des grands auteurs francophones internationalement reconnus.
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Ceci n'est pas un conte, c'est une histoire vraie. L'enthousiaste et désarmante Marlena, bouleversée par sa rencontre avec un « bel étranger », liquide en quelques semaines tout ce qu'elle avait en Amérique, une jolie maison, un charmant restaurant, une brillante carrière de critique gastronomique, pour aller vivre avec lui à Venise. Les obstacles à surmonter sont nombreux : la langue qu'elle ne parle pas, l'appartement sinistre de son mari, la solitude, l'ennui. Mais Marlena est pleine de ressources. Elle nous entraîne dans le récit plein d'humour de ses découvertes et de ses mécomptes, puis de son bonheur à se sentir peu à peu acceptée. Jusqu'au jour où l'imprévisible Fernando lui réserve une étrange surprise...
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Rǐmpression d'un roman paru en 1965. Une vision sombre, ťrange et personnelle. La vie et les pensěs d'un jeune hřos "qui n'est qu'intelligence et sensibilit"̌, rv̌olte et dšir d'innocence. Une grande oeuvre de tendance rǎliste, centrě sur la vie d'une famille qub̌čoise pauvre que domine une grand-mr̈e toute puissante. Prix Mďicis 1966. Prix France-Canada de la mm̊e anně. [SDM].
2666 est le dernier roman écrit par Roberto Bolano. Il a été publié de manière posthume en 2004 et aussitôt salué par la critique internationale. De l'Europe en ruines jusqu'au désert du Sonora à la frontière du Mexique et du Texas, hanté par les meurtres non résolus de centaines de femmes, 2666 offre un parcours abyssal à travers une culture et une civilisation en déroute. L'entreprise de Bolano est ambitieuse. Embrassant tous les genres, du vaudeville au récit de guerre, en passant par le policier, le fantastique et le comique, 2666 étreint la littérature et incarne ce qu'elle a de plus essentiel : relever le défi de dire l'horreur, la mort, l'absence de sens, mais aussi l'amour. "Qu'est-ce qui fait une écriture de qualité? Savoir s'immerger dans la noirceur, savoir sauter dans le vide et comprendre que la littérature constitue un appel fondamentalement dangereux. " (Roberto Bolano, discours d'acceptation du Prix Romulo Gallegos, 1999)
LOUPS-GAROUS, feux follets, diablotins et fantômes ont longtemps nourri l'imaginaire québécois. Cet univers a été habité par une multitude d'autres êtres surnaturels, tant maléfiques que bénéfiques, parmi lesquels on retrouve des hères, des bêtes à grand-queue, des revenants et des lutins. Les meilleurs conteurs du XIXe siècle, les Louis Fréchette, Aubert de Gaspé, père et fils, Joseph-Charles Taché, Honoré Beaugrand, Pamphile Lemay, Faucher de Saint-Maurice, et d'autres moins connus tels que Charles-Marie Ducharme, Joseph-Ferdinand Morissette, Alphonse Poitras, Guillaume Lévesque et Louis-Auguste Olivier, ont fait vivre et revivre ces personnages dans leurs contes en puisant à la tradition orale du Québec, l'une des plus riches au monde.
Ce livre comporte treize nouvelles. Ce nombre est le fruit du hasard ou de la fatalité - ici les deux mots sont strictement synonymes - et n'a rien de magique. Si de tous ces écrits je ne devais en conserver qu'un seul, je crois que je conserverais Le congrès, qui est à la fois le plus autobiographique (celui qui fait le plus appel aux souvenirs) et le plus fantastique. J'ai voulu rester fidèle, dans ces exercices d'aveugle, à l'exemple de Wells, en conjuguant avec un style simple, parfois presque oral, un argument impossible. Le lecteur curieux peut ajouter les noms de Swift et d'Edgar Allan Poe. Je n'écris pas pour une petite élite dont je n'ai cure, ni pour cette entité platonique adulée qu'on surnomme la Masse. Je ne crois pas à ces deux abstractions, chères au démagogue. J'écris pour moi, pour mes amis et pour adoucir le cours du temps.
2- Les aigles d'Orient
Ruth est inquiète. Depuis quelques semaines, le comportement de sa mère est pour le moins étrange : elle se sent épiée et ne cesse de répéter qu'elle court un grave danger. Qui pourrait donc s'en prendre à une vieille femme menant une existence paisible dans un cottage anglais? Personne. A moins que cette femme ne soit pas tout à fait celle qu'elle prétend être...
Sur la rive suisse du Léman, au temps de la Réforme, un évêque a dû fuir son château pour échapper à la population protestante qui voulait lui faire un mauvais parti. Il lui a fallu délester ses bateaux, trop chargés, et il a fait envoyer par le fond, au pied de la tour, sa vaisselle d'or. Depuis, dit la légende, le Diable, le Vendredi-Saint, invite les prélats à partager avec lui au fond du lac un repas de viande dans la «vaisselle des évêques». Quant au château, les Faverges, il était, lors de la dernière guerre, en la possession d'une famille ruinée qui le louait en appartements. C'est ainsi que deux jeunes Genevois, Pierre Lorétan, fils de très petits bourgeois, et Denis Germanier, plus fortuné, s'y installent un refuge, le premier pour échapper à ses parents et à sa triste vie de gratte-papier, le second par goût de l'aventure. Denis, appelé au service militaire, laisse Pierre seul occupant de l'appartement des Faverges. Pierre a dix-sept ans. Il n'est pas beau, bien que son corps soit harmonieux et solide, malgré sa minceur. Il est timide, rêveur, empêtré de lui-même, bref moralement boutonneux. Une jeune femme de vingt-neuf ans, Hélène Savournin, vient rejoindre sa famille, également locataire au château. Elle séduit Pierre. Elle l'aime aussi, à sa manière, surtout son «corps de petit garçon». Il vit grâce à elle sa pemière aventure, une liaison passionnée. Mais Hélène le quittera pour épouser Denis, le laissant désespéré, révolté, réduit par le manque d'argent à retourner chez ses parents. Cette éducation sentimentale a tous les reflets du Léman.
Jamais le Moyen Age n'avait encore inspiré un tel roman, chronique chaude et familière d'une famille vivant au XIIIème siècle, dans le royaume de Saint Louis. Jeanne Bourin y conte l'existence quotidienne des Brunel, orfèvres à Paris, surtout celle des femmes et, tout particulièrement, de deux d'entre elles: Mathilde, la mère, trente-quatre ans, et Florie, sa fille, quinze ans, qui se marie. Tout semble tranquille, assuré. Rien ne l'est car une folle passion et des événements dramatiques vont ravager la vie des Brunel. Si l'intrigue est imaginaire, le cadre historique, lui, ne l'est pas. Une documentation rigoureuse donne au moindre détail une authenticité que Régine Pernoud, éminente médiéviste, s'est plus à confirmer dans sa préface: les Brunel vivent sous nos yeux comme on vivait en XIIIème siècle rayonnant où l'on mêlait gaillardement vie charnelle et vie spirituelle et bien des idées reçues se voient battues en brèche.
Là-haut, vers le nord de l’Ontario, vivent des femmes et des hommes, indiens pour la plupart. Joseph Boyden évoque avec sensibilité leurs histoires singulières au parfum de légende : une jeune fille tombe amoureuse d’un loup ; un jeune homme prétend envers et contre tout être un ours ... Ces nouvelles étonnantes de l’auteur du Chemin des âmes, mélange fascinant d’émotion, de violence et de poésie, dessinent les pleins et les déliés d’une communauté humaine.En quelques pages éclate tout le talent du jeune écrivain canadien aux racines indiennes : la dérision et l’ironie salvatrices ; l’humour à froid et l’incommensurable tristesse. Martine Laval, Télérama.Là-haut vers le nord, au milieu du chaos, résiste toujours une lueur tendre, un clin d’oeil ironique, une parenthèse de délire ou de flamboiement lyrique. Magistral. Marie Chaudey, La Vie.
"Nadja, " originally published in France in 1928, is the first and perhaps best Surrealist romance ever written, a book which defined that movement's attitude toward everyday life. The principal narrative is an account of the author's relationship with a girl in teh city of Paris, the story of an obsessional presence haunting his life. The first-person narrative is supplemented by forty-four photographs which form an integral part of the work -- pictures of various "surreal" people, places, and objects which the author visits or is haunted by in naja's presence and which inspire him to mediate on their reality or lack of it. "The Nadja of the book is a girl, but, like Bertrand Russell's definition of electricity as "not so much a thing as a way things happen, " Nadja is not so much a person as the way she makes people behave. She has been described as a state of mind, a feeling about reality, k a kind of vision, and the reader sometimes wonders whether she exists at all. yet it is Nadja who gives form and structure to the novel.