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Entre dérision et nostalgie, cette chronique sociale et familiale est avant tout la radiographie d'une époque. Celle des années 70, période d'insouciance qu'Anthony Palou évoque à travers l'essor et le déclin d'une 'dynastie fruitière', qui a fui l'Espagne franquiste pour faire fortune en France avec sa soupe catalane. Sur un ton à la fois drôle et lucide, l'auteur exprime avec tendresse la pudeur des déclassés, la fin des illusions et l'apprentissage de la mélancolie.
Vous pouvez écouter la chronique en différé sur Radio Canada: chronique du 9 mai 2012.
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Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu. Vous pouvez écouter la critique en différé sur Radio Canada: chronique du 12 avril 2012
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'J' allais mal ; tout va mal ;j'attendais la fin. Quandj'ai rencontré Victorien Salagnon, il ne pouvait être pire, il l'avait faite la guerre de vingt ans qui nous obsède, qui n'arrive pas à finir, il avait parcouru le monde avec sa bande armée, il devait avoir du sang jusqu'aux coudes. Mais il m'a appris à peindre. Il devait être le seul peintre de toute l'armée coloniale, mais là-bas on ne faisait pas attention à ces détails. Il m'apprit à peindre, et en échange je lui écrivis son histoire. Il dit, et je pus montrer, et je vis le fleuve de sang qui traverse ma ville si paisible, je vis l'art français de la guerre qui ne change pas, et je vis l'émeute qui vient toujours pour les mêmes raisons, des raisons françaises qui ne changent pas. Victorien Salagnon me rendit le temps tout entier, à travers la guerre qui hante notre langue.' Alexis Jenni. Vous pouvez écouter la critique en différé sur Radio Canada: chronique du 13 mars 2012 |
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Du Bois pour les cercueils, Claude Ragon
Le roman se déroule dans le Jura en plein hiver, contrée dont l'auteur est originaire donc. Un matin, le patron de l'usine, un ancien militaire qui a fait la guerre d'Algérie, est retrouvé mort, visage et mains écrasés sous une presse d'une usine de transformation de bois. Accident conclue la gendarmerie. Jusqu'à ce qu'une lettre anonyme ne secoue cette hypothèse. C'est alors que le commissaire Gradenne, assisté du lieutenant Bruchet, de la Police Judiciaire de Paris débarquent: tous deux comprennent vite qu'il s'agit d'un assassinat... Reste à savoir qui a tué ce directeur d'usine que tous ses collaborateurs ou presque détestaient... Vous pouvez écouter la critique en différé sur Radio Canada: chronique du 14 février 2012 |
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Il Pleuvait des oiseaux, Jocelyne Saucier
Vers quelle forêt secrète se dirige la photographe partie à la recherche d'un certain Boychuck, témoin et brûlé des Grands Feux qui ont ravagé le nord de l'Ontario au début du XXe siècle? On ne le saura pas. Boychuck, Tom et Charlie, dorénavant vieux, ont choisi de se retirer du monde. Ils vivent relativement heureux et ont même préparé leur mort. De fait, Boychuck n'est plus de ce monde au moment où s'amène la photographe.
Tom et Charlie ignorent que la venue de la photographe boulversera leur vie. Les deux survivants feront la rencontre d'un personnage aérien, Marie-Desneige. Elle a 82 ans, tous ses esprits, même si elle est internée depuis soixante-six ans. Elle arrivera sur les lieux comme une brise espérée alors que la photographe découvrira que Boychuck était un peintre et que son œuvre était tout entière marquée par le Grand Feu de Matheson. Vous pouvez en écouter la critique en différé sur Radio Canada: cliquez sur chonique lecture 17 janvier 2012
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La Complainte du paresseux, Sam Savage
Les déboires et désarrois d'Andrew Whittaker, écrivain frustré, homme maudit (et vice versa) fondateur, rédacteur en chef et probablement unique lecteur de Soap – obscure revue littéraire en péril –, narrés par le menu à travers sa volumineuse correspondance tous azimuts laquelle, incidemment, constitue ses oeuvres complètes. Un autoportrait tragicomique et sans pitié. Vous pouvez en écouter la critique en différé sur Radio Canada : cliquez sur chronique lecture 8 novembre 2011 |
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L'Odeur du Café, Denis Laferrière
Nous sommes en 1963, le narrateur, surnommé « Vieux Os » par sa grand-mère, car il a l'habitude de veiller tard pour regarder les étoiles, y raconte l'été de ses 10 ans à Petit-Goâve. C'est de cette époque douce que s'inspire Dany Laferrière, pour nous livrer page après page toutes les arômes de son enfance. Il y dépeint son quotidien haïtien autour duquel tourne sa grand-mère Da, qui aime autant boire le café que le respirer ou le manger. Et elle aime le partager également avec ses voisins et les passants. Vieux os, lui, observe ce petit monde qui l'entoure ; des fourmis le long des lattes de bois aux gouttes de pluie formant des flaques sur le sol. Vous pouvez en écouter la critique en différé en Radio Canada: cliquez sur chronique lecture 11 octobre |
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La promesse de l'aube, par Romain Gary.
Roman publié en 1960, dans lequel l'auteur Romain Gary raconte son enfance passée seul avec sa mère, entre Vilnius, Varsovie et Nice.
Vous pouvez en écouter la critique en différé sur Radio-Canada: cliquez sur chronique lecture 15 février
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Sukkwan Island, par l'auteur David Vann
Premier roman traduit en français d'un jeune auteur américain,. ce livre, huis-clos entre un père et son fils de 13 ans sur une île déserte de l'Alaska est vertigineux...
Vous pouvez en écouter la critique en différé sur Radio-Canada: cliquez sur chronique lecture 18 janvier
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